Deux arrêts de bus, un rendez-vous entre amies et, certains jeudis, un cappuccino avant les cours. À l'IIS Giulio Natta, dans la région de Milan, Rabab, élève en deuxième année, partage son quotidien entre études, amitiés et projets d'avenir. À travers son témoignage se dessinent plusieurs particularités de la vie lycéenne italienne : la culture du café, l'organisation du temps scolaire, la participation des élèves à la vie de leur établissement et les choix d'orientation dès quatorze ans. Autant d'occasions de regarder autrement le lycée français et de s'interroger sur ce qui rapproche les adolescents des deux côtés des Alpes : comment trouver sa place, construire son avenir et préserver du temps pour soi ?
Par Angela Braito, Louis Gosse et Renaud Gosse
Le café avant la classe
Dans la journée de Rabab, certains moments comptent davantage que d'autres. L'un de ses préférés se déroule avant même le début des cours, autour d'un cappuccino.
Chaque matin, la jeune fille se réveille à sept heures, prend son petit-déjeuner, puis monte dans le bus. Deux arrêts plus tard, elle descend et retrouve ses amies, avec lesquelles elle rejoint l'IIS Giulio Natta. Le jeudi, leur trajet comporte une étape supplémentaire : une heure libre leur permet de se retrouver au café avant d'entrer en classe.
« Chaque jeudi, nous nous retrouvons tous au bar, parce que nous avons une heure libre. »
L'occasion de discuter, de réviser avant un contrôle ou simplement de prolonger le plaisir d'être ensemble. Cette habitude est née lors de leur entrée au lycée, l'année précédente. Depuis, elle est devenue un rituel auquel les amies dérogent rarement, sauf lorsque les retards s'accumulent. Rabab y tient particulièrement.
« Pour moi, prendre le cappuccino est le moment parfait. »
En Italie, le bar occupe une place singulière dans la vie quotidienne. On peut y prendre un espresso debout au comptoir, acheter un cornetto au petit-déjeuner, échanger quelques mots avec le personnel ou s'arrêter brièvement entre deux activités. Commerce de proximité et lieu de rencontre, il appartient aux habitudes du quartier et accueille différentes générations au fil de la journée.
Pour les adolescentes, ce café du jeudi représente aussi un espace d'autonomie. Elles décident de s'y retrouver, organisent leur temps et entretiennent leurs amitiés en dehors du cadre familial et scolaire. La rencontre s'inscrit naturellement dans leur trajet quotidien, sans nécessiter une activité encadrée ou une organisation particulière.
Rabab souligne toutefois que cette liberté dépend de l'environnement dans lequel on vit. Lorsqu'on lui demande si elle pourrait conserver cette habitude à la campagne, sa réponse est immédiate.
« Nous avons de la chance d'être dans les environs de la ville. Si j'habitais à la campagne, moi non plus, je n'irais pas au bar comme nous le faisons ici. »
La géographie joue ici un rôle aussi important que les traditions. Un lycée proche des commerces, des transports et des lieux de rencontre offre d'autres possibilités qu'un établissement rural dont les élèves dépendent des cars scolaires. Cette distinction traverse les frontières : les adolescents d'une grande ville française peuvent disposer de libertés comparables à celles de Rabab, tandis que certains jeunes Italiens rencontrent les mêmes contraintes de déplacement que leurs voisins français.
Derrière le cappuccino apparaît ainsi une question plus large : quels espaces les villes et les territoires laissent-ils aux adolescents pour se retrouver librement ? Quelques minutes disponibles, un commerce familier et un groupe d'amies suffisent parfois à faire naître un petit territoire à soi.
Le rituel du café. De gauche à droite : Elisa, Rabab, Beatrice et Camilla, réunies autour d'un café avant les cours. Un moment de convivialité devenu une habitude dans leur quotidien de lycéennes. © Louis Gosse - GELI
Une journée d'école ne se mesure pas à sa seule durée
Lorsque Rabab découvre l'emploi du temps d'un lycéen français, les horaires retiennent immédiatement son attention. Dans l'exemple présenté au cours de l'entretien, certaines journées commencent à 8 h 05 et se terminent à 17 h 15. Les cours alternent avec une pause déjeuner, des permanences et parfois plusieurs heures libres. Une question lui vient alors à l'esprit :
« Mais quand ils finissent l'école à cinq heures, est-ce qu'ils doivent encore travailler à la maison ? »
La réponse est affirmative. Même après une longue journée au lycée, les élèves français ont encore des devoirs à effectuer. Pourtant, au fil de la discussion, Rabab découvre que les heures sans cours peuvent être consacrées au travail personnel, aux activités associatives ou simplement au repos. Elle exprime alors une préférence qui surprend ses interlocuteurs.
« Je préférerais le rythme français. Parce qu'il y a beaucoup plus de temps libre, et aussi des heures sans cours pendant lesquelles je pourrais étudier davantage. »
Sa réaction invite à regarder au-delà des heures de début et de fin des cours. En Italie, l'organisation varie selon les établissements, les filières et les choix locaux. Certains lycées répartissent leurs enseignements sur six jours, samedi compris ; d'autres les concentrent sur cinq journées plus longues. Les formations techniques comportent également des enseignements spécifiques qui influencent la répartition des heures.
Rabab suit un parcours de biotechnologies sanitaires au sein de la filière Chimica, materiali e biotecnologie, dans un institut technique. Cette formation associe des enseignements généraux à une spécialisation scientifique progressive. Le guide du ministère italien de l'Éducation, La Bussola, permet de découvrir la diversité de ces parcours.
En France, la seconde générale et technologique constitue une année de détermination, avant le choix d'une voie générale ou technologique. Dans la voie générale, les élèves choisissent trois enseignements de spécialité en première, puis en conservent deux en terminale. Les deux systèmes organisent donc différemment la progression des études, avec des conséquences sur les emplois du temps et la place accordée au travail personnel.
La pause déjeuner illustre également ces différences. Dans les établissements italiens où les cours se terminent en début d'après-midi, les élèves peuvent déjeuner après leur retour à la maison. Dans de nombreux lycées français, la restauration scolaire s'intègre à la journée et permet de rester sur place entre deux périodes d'enseignement. Les pratiques varient naturellement selon les établissements et les familles, mais elles modifient la manière dont les élèves vivent leur journée.
Pour Rabab, les heures libres françaises présentent surtout un intérêt pratique : elles offriraient des occasions de travailler avant de rentrer chez elle. Son regard rappelle qu'une journée scolaire se mesure aussi à la possibilité de choisir comment employer les moments disponibles. Une heure de permanence peut devenir une ressource précieuse lorsque l'on cherche à mieux organiser ses études.

L'IIS Giulio Natta. Vue extérieure de l'établissement italien où Rabab poursuit sa deuxième année dans une formation technique orientée vers les biotechnologies sanitaires. © Amel Braito - GELI
La classe, un collectif avant d'être un groupe d'élèves
Rabab apprécie son établissement. Lorsqu'on lui demande pourquoi, elle évoque d'abord les personnes avec lesquelles elle partage ses journées.
« Oui, parce que je me sens bien avec mes camarades et les professeurs. »
Son attachement au lycée se construit dans les relations quotidiennes. Les amitiés nouées en classe, la disponibilité de certains enseignants et les habitudes de travail partagées contribuent à créer un environnement dans lequel elle se sent à sa place. Lorsqu'on lui demande ce qu'elle aime particulièrement à l'école, elle insiste sur la solidarité entre camarades.
« Quand nous sommes en difficulté, nous nous aidons tous les uns les autres. »
Cette entraide prend des formes concrètes. Certains professeurs accordent quelques minutes aux élèves pour réviser ensemble. Les camarades reprennent une notion mal comprise, confrontent leurs réponses ou expliquent un exercice. La circulation des connaissances se poursuit parfois à la bibliothèque, lorsque plusieurs élèves décident de travailler en groupe.
Rabab décrit également les échanges entre classes. Les élèves qui ont déjà passé une évaluation peuvent donner à leurs amis une idée de sa difficulté, permettant à ceux-ci de mieux se préparer. Cette circulation informelle des conseils accompagne les apprentissages et contribue à atténuer certaines inquiétudes.
La coopération repose sur une expérience familière à de nombreux lycéens : il est parfois plus facile de demander une explication à un camarade que d'intervenir devant toute la classe. Celui qui comprend une notion peut la reformuler avec ses propres mots, puis solliciter à son tour une aide dans une autre matière. Les rôles évoluent selon les connaissances de chacun.
Rabab reconnaît néanmoins que ses difficultés d'organisation restent importantes. Malgré l'entraide de ses camarades et le soutien individuel dont elle bénéficie, elle peine encore à trouver une méthode de travail efficace.
« Je n'ai pas vraiment trouvé ma méthode de travail. Du coup, les études me prennent trop de temps et je n'ai pas de temps pour moi, pas de temps pour sortir. »
Cette confidence éclaire autrement son intérêt pour les heures libres du lycée français. Elle rappelle aussi que le sentiment d'appartenance à un groupe et la maîtrise des exigences scolaires sont deux dimensions distinctes de l'expérience lycéenne. Les relations de confiance facilitent les apprentissages ; les méthodes de travail et les accompagnements adaptés demeurent essentiels.
Cette solidarité existe également dans les établissements français, sous des formes variées. Le témoignage de Rabab révèle surtout la place centrale qu'elle occupe dans sa manière de vivre l'école : lorsqu'elle parle de son lycée, elle décrit spontanément une communauté de personnes qui apprennent et avancent ensemble.
Trois jours pour réinventer l'établissement
Au cours de l'entretien, la discussion s'oriente vers les activités proposées aux élèves en dehors des cours. Les clubs de journalisme, d'informatique, de théâtre ou de musique présents dans certains lycées français éveillent la curiosité de Rabab. Lorsqu'on lui demande quelle activité elle aimerait pratiquer, elle répond sans hésiter : le volley-ball.
Elle évoque alors une expérience particulière organisée dans son établissement : la cogestione, littéralement « cogestion ». Pendant trois jours, les élèves peuvent participer à des activités différentes de leurs enseignements habituels. Les ateliers se déroulent avec l'accord de la direction et la présence des enseignants, tandis que des élèves plus âgés contribuent également à leur encadrement.
Rabab décrit des propositions variées : cuisine, activités d'étude, rencontres et tournois sportifs. Le choix s'effectue grâce à un site de l'établissement sur lequel les participants doivent réserver leur place avant que les ateliers soient complets. Pour elle, la préférence est constante.
« Moi, je choisis toujours le volley. »
Ces journées offrent également l'occasion de rencontrer des intervenants extérieurs. Rabab se souvient notamment d'une rencontre avec une personnalité politique milanaise, à laquelle les élèves avaient pu poser des questions, ainsi que de la présence de sportifs venus présenter leurs disciplines.
La cogestione s'inscrit dans une tradition italienne de participation lycéenne. Son fonctionnement varie selon les établissements : certaines initiatives sont organisées en accord avec la direction, tandis que d'autres formes de mobilisation, comme l'occupazione, relèvent de démarches distinctes. Les deux termes sont parfois rapprochés dans les conversations, mais ils recouvrent des pratiques différentes. Le cadre italien reconnaît par ailleurs des droits d'expression, de réunion et de participation des élèves, notamment à travers le Statuto delle studentesse e degli studenti.
En France, les élèves disposent également d'espaces de représentation et d'initiative. Le conseil de la vie lycéenne permet de participer aux réflexions sur le fonctionnement de l'établissement, tandis que les maisons des lycéens et les clubs offrent des possibilités d'organiser des événements et de développer des projets collectifs.
Les formes de participation diffèrent, mais elles posent une question commune : quelle place les établissements accordent-ils aux initiatives des élèves ? Les trois journées décrites par Rabab donnent à cette participation une expression particulièrement visible. Pendant un temps limité, les espaces scolaires changent d'usage, les groupes se recomposent et les élèves découvrent d'autres activités que celles prévues par leur formation.
Quatorze ans, et déjà un choix d'avenir
L'une des différences les plus importantes entre les parcours français et italiens apparaît au moment de l'orientation. En Italie, les élèves choisissent généralement leur établissement du secondaire supérieur à l'issue du collège, vers quatorze ans. Plusieurs voies s'offrent à eux : les licei, les istituti tecnici et les istituti professionali, qui proposent des enseignements et des perspectives différents.
Rabab connaît bien la difficulté de cette décision. Elle raconte avoir commencé ses recherches dès la deuxième année du collège, sans parvenir immédiatement à identifier ce qu'elle souhaitait étudier.
« C'était difficile. Je ne trouvais pas ce que j'avais envie de faire. J'ai donc cherché longtemps avant de choisir. »
Ses premières idées ont évolué au fil des découvertes. Elle s'est intéressée aux sciences humaines, a envisagé le métier d'esthéticienne, puis s'est tournée vers les biotechnologies. Derrière ces hésitations apparaît une réalité familière aux adolescents : à quatorze ans, les centres d'intérêt changent encore rapidement, tandis que les décisions scolaires commencent déjà à orienter les années suivantes.
Rabab explique que la médecine l'attire depuis l'enfance. Les biotechnologies sanitaires lui ont semblé constituer un parcours pertinent pour explorer cet intérêt et découvrir des disciplines telles que la microbiologie et l'hygiène.
« Depuis toute petite, la médecine m'intéresse. Je pensais que ce serait un bon parcours pour comprendre si j'ai vraiment envie de faire médecine. »
La spécialisation s'effectue progressivement. Au moment de l'entretien, Rabab est en deuxième année et suit encore une grande partie des enseignements communs à sa formation. Elle trouve cette période exigeante, mais attend avec intérêt la troisième année, lorsque les matières spécifiques prendront davantage de place.
Son choix s'est construit à travers des recherches et des visites d'établissements. Les journées portes ouvertes lui ont permis de découvrir les enseignements proposés, de rencontrer des professeurs et de mieux comprendre le fonctionnement des formations. Ces démarches jouent un rôle important dans un système où les parcours se distinguent dès l'entrée dans le secondaire supérieur.
En France, l'orientation prend une forme différente. La seconde générale et technologique laisse une année supplémentaire avant le choix des spécialités ou d'une série technologique, tandis que la voie professionnelle engage plus tôt les élèves dans un domaine de formation. Les deux pays proposent donc des possibilités de spécialisation, avec des calendriers et des organisations qui ne coïncident pas exactement.
Lorsqu'on lui demande si quatorze ans est un âge précoce pour prendre une telle décision, Rabab répond à partir de sa propre expérience.
« D'après mon expérience, oui. C'est difficile. Quand rien ne te plaît vraiment, tu peux te retrouver complètement perdue. »
Son témoignage souligne l'importance d'une information accessible sur les formations, les métiers et les possibilités de réorientation. Choisir suppose de connaître les options disponibles, mais aussi de pouvoir faire évoluer son projet à mesure que l'on découvre ses goûts et ses aptitudes.
Le temps pour soi, une question qui traverse les frontières
Au fil de l'entretien, une préoccupation revient régulièrement : le temps. Celui que Rabab passe en classe, celui qu'elle consacre à ses devoirs, celui qu'elle partage avec ses amies et celui qu'elle aimerait garder pour elle.
Cette question prend une tournure inattendue lorsqu'on lui demande ce qu'elle souhaiterait retirer de sa journée. Sa réponse tient en deux mots : son téléphone.
Rabab explique qu'elle a parfois du mal à résister à l'envie de le consulter, même lorsqu'elle vient de le poser. Cette distraction lui donne le sentiment de perdre un temps dont elle manque déjà. Son témoignage rejoint une préoccupation largement partagée par les adolescents : trouver un équilibre entre les usages numériques, les exigences scolaires et les moments de repos.
Dans son établissement, les téléphones doivent normalement rester éteints et rangés pendant les cours. Rabab précise que des exceptions peuvent être prévues en cas d'urgence, notamment lorsqu'un parent doit joindre son enfant. Lors des évaluations, les appareils et certains accessoires électroniques sont déposés à l'écart. Ces règles s'inscrivent dans un contexte où les établissements cherchent à limiter les distractions liées aux écrans.
En France également, l'utilisation du téléphone au lycée dépend du règlement intérieur, tandis que les politiques éducatives accordent une attention croissante à la place des écrans dans la vie scolaire. Derrière les différences de réglementation, une même difficulté se dessine : comment apprendre à maîtriser son attention dans un environnement où les sollicitations numériques sont permanentes ?
Pour Rabab, cette réflexion rejoint celle de l'organisation du travail. Elle aimerait mieux répartir ses efforts, avancer davantage pendant les heures disponibles et préserver des moments pour ses loisirs. Le téléphone apparaît comme un élément de cette équation, au même titre que les devoirs, les déplacements ou les horaires scolaires.
L'entretien révèle ainsi un paradoxe familier : les adolescents disposent de moyens de communication qui leur permettent de rester en contact presque constamment, mais peinent parfois à dégager du temps pour se retrouver réellement, se reposer ou simplement ne rien faire.
Avant la sonnerie. Les quatre amies poursuivent leur chemin vers le lycée. Ces quelques minutes partagées illustrent l'importance des amitiés dans le quotidien scolaire raconté par Rabab. © Louis Gosse - GELI
Et si l'on échangeait les emplois du temps ?
Au terme de la conversation, Rabab a découvert plusieurs aspects du quotidien d'un lycéen français : les longues journées, les pauses méridiennes, les heures libres, les clubs et les possibilités de participation à la vie de l'établissement. De son côté, elle a fait découvrir les rituels du café, les journées de cogestione et les particularités d'un parcours technique italien.
Ces échanges montrent combien les expériences scolaires peuvent différer, même entre deux pays voisins. Les horaires, les espaces de rencontre, les traditions et les parcours d'orientation influencent la manière dont les adolescents organisent leur quotidien. Pourtant, leurs préoccupations se rejoignent souvent : réussir leurs études, entretenir leurs amitiés, comprendre les possibilités qui s'offrent à eux et trouver suffisamment de temps pour vivre en dehors de l'école.
À la fin de l'entretien, lorsqu'on lui demande si elle aimerait venir en France, Rabab précise ce qui motiverait son voyage.
« Pour les études. J'aimerais voir comment les études sont organisées. »
Cette curiosité réciproque donne tout son sens à la rencontre. Observer un autre système scolaire permet de découvrir des pratiques nouvelles, mais aussi de mieux comprendre celles auxquelles on est habitué. Un emploi du temps, une pause déjeuner ou un rendez-vous au café deviennent alors des occasions de réfléchir à la place accordée aux élèves dans leur propre quotidien.
Le jeudi suivant, Rabab retrouvera probablement ses amies devant leur cappuccino. Puis viendra l'heure de rejoindre le lycée. Entre ces deux moments se joue déjà une part de son expérience scolaire : celle qui se construit avant la sonnerie, dans les espaces et les instants que les adolescents apprennent peu à peu à faire leurs.
Cet article est issu d’un entretien réalisé en italien avec Rabab. Nous remercions chaleureusement Elisa Strambecchi, qui nous a mis en relation avec elle, et Amel Braito, qui a conduit l’entretien en italien et permis la réalisation de cet échange.
- Photo de couverture : Sur le chemin du lycée. Elisa, Rabab, Beatrice et Camilla rejoignent ensemble leur établissement, dans la région milanaise. Le trajet du matin prolonge les conversations commencées autour du café. © Louis Gosse - GELI