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Toutes les cellules ont-elles le même programme ?


Une cellule de peau, une cellule de feuille, une bactérie… À première vue, elles n'ont pas grand-chose en commun. Et pourtant, chacune possède tout un monde à explorer, avec ses structures, ses molécules et ses fonctions.

Mais comment des cellules aussi différentes parviennent-elles à former un organisme ? Pourquoi certaines fabriquent-elles de la matière grâce à la lumière, tandis que d'autres nous protègent du monde extérieur ? Et qu'est-ce qui permet à toutes ces cellules de tenir ensemble ?

Dans ce premier épisode de SVT au programme, on passe du minuscule à l'infiniment petit, on s'aventure à l'intérieur des cellules et on découvre comment les êtres vivants s'organisent, des molécules jusqu'aux organes.

Un voyage à travers le vivant, où la diversité des cellules révèle une étonnante organisation collective.

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À propos de l'épisode


Pour en savoir plus 


Programme officiel

Ministère de l'Éducation nationale – Histoire, classe de Seconde générale et technologique

  • Thème 1 : Le monde méditerranéen : empreintes de l'Antiquité et du Moyen Âge.
  • Chapitre 1 : La Méditerranée antique : les empreintes grecques et romaines.

Le programme insiste sur la démocratie et l'empire maritime athéniens, ainsi que sur la construction de l'Empire romain et les échanges culturels et religieux qui s'y développent.

Consulter le programme officiel

Bibliographie et ressources pédagogiques

  • Éduscol – Le monde méditerranéen : empreintes de l'Antiquité et du Moyen Âge. Ressource d'accompagnement du programme de Seconde, comprenant des pistes de problématisation et une bibliographie historique.

Consulter la ressource Éduscol

  • Édubase, académie de Nice – Périclès et la démocratie athénienne. Une proposition pédagogique pour comprendre le fonctionnement de la démocratie et la domination maritime exercée par Athènes.
  • Consulter la ressource Édubase
  • Édubase, académie de Toulouse – Les Gaules, la Gaule, la France : comment nommer les territoires antiques sur les cartes historiques ?. Une ressource pour approfondir la représentation des territoires et les héritages de l'Antiquité.
  • Consulter la ressource Édubase

Lire le texte de l'épisode 


Épisode 1 – La Méditerranée antique : les empreintes grecques et romains

Ouverture – Une mer, deux civilisations

Au Ve siècle avant notre ère, à Athènes, des citoyens se réunissent pour débattre des affaires de leur cité et voter les décisions politiques. Quelques siècles plus tard, à Rome, un empereur gouverne un immense territoire qui s'étend de la Bretagne à l'Égypte, et de la péninsule Ibérique jusqu'au Proche-Orient.
Deux cités, deux manières très différentes d'exercer le pouvoir. Pourtant, toutes deux ont profondément marqué l'histoire de la Méditerranée.
Aujourd'hui encore, nous utilisons des mots hérités du grec et du latin, nous reconnaissons dans nos villes des éléments de l'architecture romaine et nous retrouvons, dans nos institutions politiques, des principes élaborés pendant l'Antiquité.
Mais ces héritages ne sont pas seulement le résultat d'échanges culturels. Ils sont aussi liés à des conquêtes, à des rivalités militaires et à la domination exercée sur d'autres peuples.
Comment Athènes et Rome sont-elles devenues des puissances méditerranéennes ? Et comment leurs modèles politiques, leurs cultures et leurs croyances se sont-ils diffusés bien au-delà de leurs territoires d'origine ?
Dans cet épisode d'Histoire au programme, nous allons parcourir plusieurs siècles d'histoire, de la démocratie athénienne à l'Empire romain, pour comprendre les empreintes laissées par les civilisations grecque et romaine.

1. Athènes – L'invention d'une démocratie

Au Ve siècle avant notre ère, le monde grec est composé de nombreuses cités indépendantes, chacune possédant son territoire, ses institutions et ses lois. Parmi elles, Athènes développe un système politique original : la démocratie.
Le mot vient du grec dêmos, qui signifie le peuple, et kratos, le pouvoir. Le principe est nouveau : les citoyens participent directement au gouvernement de leur cité, au lieu de confier toutes les décisions à un roi ou à un petit groupe de dirigeants.
À Athènes, les citoyens se réunissent dans une assemblée appelée l'Ecclésia. Ils y discutent et votent les lois, décident de la guerre ou de la paix et peuvent prendre des décisions concernant les responsables politiques. Il s'agit d'une démocratie directe : les citoyens exercent eux-mêmes le pouvoir, sans passer par des représentants élus pour voter à leur place.
D'autres institutions participent au fonctionnement de la cité. La Boulè, un conseil de cinq cents citoyens, prépare les décisions soumises à l'Assemblée. Le tribunal de l'Héliée rend la justice grâce à des jurés tirés au sort. Des magistrats assurent différentes fonctions administratives et militaires.
Le tirage au sort occupe ainsi une place importante dans le système athénien. Il permet à de nombreux citoyens d'exercer des responsabilités et traduit un principe essentiel : l'égalité politique entre les membres de la communauté civique.
Cette égalité porte un nom : l'isonomie, c'est-à-dire l'égalité des citoyens devant la loi.
Mais qui sont exactement ces citoyens ?
À Athènes, la citoyenneté est réservée à une minorité. Il faut être un homme libre, avoir atteint l'âge requis, appartenir à une famille de citoyens et remplir certaines obligations civiques et militaires. En 451 avant notre ère, une loi soutenue par Périclès renforce encore les conditions de naissance nécessaires pour obtenir ce statut.
Les femmes, les esclaves et les étrangers installés dans la cité, appelés métèques, sont exclus de la vie politique. Pourtant, leur travail et leurs activités contribuent au fonctionnement et à la prospérité d'Athènes.
Les citoyens ne représentent ainsi qu'environ un dixième de la population athénienne.
La démocratie est donc directe, mais elle n'est pas universelle.
Elle rencontre également des difficultés pratiques. Participer aux assemblées demande du temps, et les citoyens les plus modestes ne peuvent pas toujours abandonner leur travail pour prendre part aux décisions. Pour faciliter cette participation, Périclès fait instaurer une indemnité appelée le misthos, destinée à compenser le temps consacré à certaines fonctions publiques.
Malgré ces limites, Athènes développe une conception politique nouvelle, fondée sur le débat, le vote et la participation des citoyens. Un modèle dont l'influence traversera les siècles, même si nos démocraties contemporaines reposent sur des principes de citoyenneté beaucoup plus larges.
Mais au moment où Athènes affirme la liberté politique de ses citoyens, elle étend aussi son pouvoir sur d'autres cités grecques.

2. Athènes – De la défense des cités grecques à la domination maritime

Au début du Ve siècle avant notre ère, les cités grecques affrontent une menace commune : l'Empire perse.
Entre 490 et 479 avant notre ère, plusieurs affrontements, appelés les guerres médiques, opposent les Grecs aux armées perses. Les victoires grecques de Marathon, de Salamine et de Platées deviennent des événements majeurs de leur histoire.
En 480 avant notre ère, la bataille navale de Salamine illustre particulièrement la puissance maritime d'Athènes. Sous le commandement de Thémistocle, les navires grecs parviennent à vaincre la flotte perse.
Pour se protéger contre une nouvelle invasion, de nombreuses cités s'associent en 478 avant notre ère au sein d'une alliance militaire : la ligue de Délos.
Chaque cité contribue à la défense commune en fournissant des navires ou en versant une contribution financière, appelée le phoros. Le trésor de l'alliance est d'abord conservé sur l'île de Délos, qui lui donne son nom.
Mais progressivement, Athènes prend le contrôle de cette organisation. Elle impose ses décisions aux autres cités, renforce ses exigences financières et utilise sa flotte pour maintenir sa domination sur la mer Égée.
Cette puissance fondée sur la maîtrise des mers porte un nom : la thalassocratie.
En 454 avant notre ère, le trésor de la ligue est transféré à Athènes. Les ressources fournies par les alliés contribuent désormais à la puissance de la cité et au financement de ses grands travaux.
Sous Périclès, Athènes connaît un remarquable développement artistique et architectural. L'Acropole est transformée et le Parthénon devient l'un des monuments emblématiques de la cité.
Mais cette prospérité repose aussi sur une domination de plus en plus contraignante.
Les cités qui refusent les exigences athéniennes ou tentent de quitter l'alliance peuvent être soumises par la force. Athènes, qui défend la liberté politique de ses propres citoyens, refuse progressivement cette liberté à ses alliés.
Cette contradiction nourrit les tensions dans le monde grec.
En 431 avant notre ère commence la guerre du Péloponnèse, qui oppose Athènes et ses alliés à Sparte et à sa coalition. Le conflit dure près de trois décennies et affaiblit profondément les cités grecques.
En 404 avant notre ère, Athènes est vaincue. Elle perd son empire maritime et connaît une période d'instabilité politique. Sa démocratie, brièvement renversée, sera rétablie, mais la cité ne retrouvera jamais la puissance qui était la sienne au Ve siècle.
Au IVe siècle avant notre ère, la montée en puissance de la Macédoine met finalement un terme à l'indépendance des grandes cités grecques.
Athènes a perdu son empire, mais son héritage politique, artistique et intellectuel lui survivra.
Pendant ce temps, à l'ouest de la Méditerranée, une autre cité poursuit son ascension : Rome.

3. Rome – La conquête et l'organisation d'un immense empire

Selon la tradition, Rome est fondée en 753 avant notre ère. D'abord modeste cité de la péninsule italienne, elle devient progressivement l'une des plus grandes puissances de l'Antiquité.
Sous la République, instaurée en 509 avant notre ère, les Romains étendent leur domination sur l'Italie, puis affrontent Carthage, une puissante cité d'Afrique du Nord, au cours des guerres puniques.
Leurs conquêtes se poursuivent autour du bassin méditerranéen. Au Ier siècle avant notre ère, Jules César étend encore les territoires contrôlés par Rome en conquérant la Gaule.
La Méditerranée devient progressivement ce que les Romains appellent Mare nostrum : « notre mer ».
En 27 avant notre ère, Octave, devenu Auguste, établit un nouveau régime politique : l'Empire. Le pouvoir se concentre désormais entre les mains de l'empereur, même si plusieurs institutions héritées de la République sont maintenues.
Les conquêtes se poursuivent sous ses successeurs. Au IIe siècle de notre ère, l'Empire romain atteint une extension considérable : il s'étend sur trois continents, l'Europe, l'Afrique et l'Asie, et rassemble des dizaines de millions d'habitants.
Comment gouverner un territoire aussi vaste, peuplé de populations aux langues, aux traditions et aux religions différentes ?
La puissance romaine repose d'abord sur son armée. Les légions, composées de soldats professionnels, disposent d'un équipement efficace, d'une organisation rigoureuse et d'une discipline particulièrement stricte. Elles assurent les conquêtes, surveillent les frontières et interviennent pour maintenir l'autorité de Rome.
Mais la force militaire ne suffit pas à administrer un empire.
Le territoire est divisé en provinces, dirigées par des gouverneurs chargés d'appliquer les décisions du pouvoir central. Un vaste réseau de routes facilite la circulation des soldats, des marchandises et des informations.
Les échanges commerciaux se développent entre les différentes régions de l'empire. Les produits agricoles, les métaux, les objets artisanaux et les marchandises venues de Méditerranée circulent d'une province à l'autre.
Rome diffuse également sa monnaie, son droit et ses institutions.
La citoyenneté devient un autre instrument de gouvernement. Contrairement à Athènes, qui réserve strictement ce statut à une minorité, Rome l'accorde progressivement à des habitants des territoires conquis.
En 48 de notre ère, l'empereur Claude soutient l'accès de notables gaulois aux responsabilités politiques romaines. Son discours est conservé sur les célèbres tables claudiennes, retrouvées à Lyon au XVIe siècle.
Puis, en 212, l'empereur Caracalla franchit une nouvelle étape en accordant la citoyenneté romaine à presque tous les habitants libres de l'empire.
Cette extension contribue à renforcer l'intégration des populations à l'ensemble impérial.
Mais l'unité de Rome ne repose pas uniquement sur des institutions ou des lois. Elle se construit également dans la vie quotidienne.

4. L'Empire romain – Une mosaïque de peuples, de cultures et de croyances

Pendant les deux premiers siècles de notre ère, l'Empire romain connaît une longue période de stabilité relative et de prospérité, souvent appelée la Pax Romana, ou paix romaine.
Cette stabilité favorise les échanges et la diffusion du mode de vie romain dans les provinces. C'est ce que l'on appelle la romanisation.
Dans de nombreuses villes, les habitants découvrent ou adoptent des formes d'urbanisme et des équipements caractéristiques de Rome : forums, thermes, théâtres, amphithéâtres et aqueducs.
À Lugdunum, l'actuelle Lyon, comme dans d'autres cités de Gaule, d'Afrique du Nord ou du Proche-Orient, ces aménagements témoignent de l'influence romaine.
Le latin se diffuse, les pratiques juridiques et administratives évoluent et les élites locales adoptent progressivement certains usages romains.
Cependant, la romanisation n'efface pas les cultures existantes. Les populations conservent une partie de leurs langues, de leurs coutumes et de leurs croyances. Les traditions locales se mêlent aux pratiques romaines, donnant naissance à une grande diversité culturelle.
Cette diversité concerne aussi les religions.
Les Romains sont polythéistes : ils honorent plusieurs divinités, comme Jupiter, Mars, Vénus ou Minerve. Ils pratiquent également le culte impérial, qui manifeste la fidélité des populations à l'empereur et à Rome.
Dans ce monde méditerranéen apparaît et se diffuse progressivement une nouvelle religion : le christianisme.
Né au Ier siècle de notre ère dans la partie orientale de l'Empire romain, à partir de l'enseignement de Jésus, le christianisme repose sur la croyance en un Dieu unique. Ses premiers fidèles diffusent leur foi dans différentes régions de la Méditerranée, notamment grâce aux voyages de prédicateurs comme Paul de Tarse.
Le refus de certains chrétiens de participer aux cultes traditionnels et au culte impérial provoque des tensions avec les autorités romaines. Des persécutions sont organisées à différentes périodes, sans parvenir à empêcher la progression du christianisme.
Au IVe siècle, la situation change profondément.
En 313, sous l'empereur Constantin, l'édit de Milan reconnaît la liberté de pratiquer le christianisme. Constantin favorise ensuite le développement de l'Église et réunit en 325 le concile de Nicée, destiné à préciser les croyances chrétiennes.
En 330, il inaugure Constantinople, une nouvelle capitale impériale construite sur le site de l'ancienne cité grecque de Byzance.
Enfin, en 380, l'empereur Théodose fait du christianisme nicéen la religion officielle de l'Empire romain. Quelques années plus tard, les cultes traditionnels font l'objet d'interdictions.
En quelques siècles, une religion d'abord minoritaire et parfois persécutée est devenue un élément central de l'identité impériale.
Mais cette transformation religieuse intervient alors que l'Empire romain connaît des difficultés croissantes.
Aux frontières, les pressions militaires s'intensifient. Les migrations et les affrontements impliquant différents peuples, notamment germaniques, fragilisent le pouvoir romain. Les crises politiques et économiques compliquent également le gouvernement de l'empire.
En 395, après la mort de Théodose, l'empire est durablement partagé entre deux ensembles : l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient.
En 476, le dernier empereur romain d'Occident est déposé. Cette date est traditionnellement retenue comme l'un des repères marquant la fin de l'Antiquité en Europe occidentale.
Mais l'histoire romaine ne s'arrête pas là. L'Empire romain d'Orient, centré sur Constantinople, poursuit son existence pendant près de mille ans, jusqu'en 1453.

Conclusion – Les empreintes durables d'Athènes et de Rome

Athènes et Rome ont exercé leur puissance de manières différentes. La première a développé une démocratie directe réservée à une minorité de citoyens, tout en construisant un empire maritime. La seconde a constitué un immense empire territorial, gouverné par un pouvoir central et progressivement unifié par ses institutions, sa citoyenneté et ses pratiques culturelles.
Toutes deux ont laissé des traces profondes dans le monde méditerranéen.
L'expérience politique athénienne a contribué à l'histoire de la démocratie. Rome a diffusé des formes d'organisation administrative, des traditions juridiques, une langue et des modèles architecturaux dont les héritages demeurent visibles. Le développement du christianisme au sein de l'Empire romain a également profondément marqué l'histoire européenne et méditerranéenne.
Mais ces héritages sont indissociables des conquêtes, des rapports de domination et des échanges entre les peuples.
Étudier la Méditerranée antique, c'est donc comprendre comment un espace parcouru par des armées, des marchands, des idées et des croyances est devenu un lieu majeur de rencontres et de transformations historiques.
Et comment, plus de deux mille ans après Athènes et Rome, une partie de leur histoire continue de traverser la nôtre.

L'équipe


  • Conception et réalisation : Angela Braito et Louis Gosse
    Voix : Louis Gosse